Mardi 10 février 2009

Chapitre VII.

 

Partie 1

Hadrien Willems dû se faire violence plus d’une fois pour croire en ce que la réalité lui offrait. Un meurtre et une inspection minutieuse de son auberge. Jamais de toute sa vie il n’aurait cru que cela lui arriverait un jour. Tenir les lieux du crime au creux de sa main. Il s’en serait parfaitement passé. Et pourtant, il restait là. A regarder plusieurs experts entrer et sortir par la porte d’entrée comme si ce qu’il se passait faisait partie de la vie de tous les jours. Mais n’était-ce pas véritablement le cas ? Ces hommes ne faisaient-ils pas ce travail au fil de chaque jour qui passait ? Ca lui était insoutenable de se dire qu’il existait des malades capables de commettre de telles horreurs.

Hadrien avait retrouvé le corps en fin de matinée. Lorsqu’il avait constaté que ce vieil alcoolique, habitué de son bar, n’était toujours pas sorti de sa chambre pour aller déjeuner. Il s’en était inquiété. A juste titre. Il avait toqué plusieurs fois. Il lui avait d’abord poliment suggéré de s’aérer un peu si c’était l’effet de l’alcool de la veille qui le maintenait cloîtré. Savait-on jamais ! Le manque de réponse l’y ayant poussé, il s’était ensuite mis à crier. Son impatience. Le fait qu’il ne resterait pas toute une éternité à attendre qu’un ivrogne daigne bien vouloir libérer la chambre qu’il occupait depuis des heures. Sous le regard d’autres consommateurs du même genre qui passait par là. Sous quelque expression indignée. Et à bout de patience, il avait fini par défoncer la porte. Sur le coup, il avait alors pensé qu’il ne tiendrait pas le coup. Qu’il ne serait pas à la hauteur de la scène qu’il avait eue sous les yeux et qu’il finirait par tourner de l’œil. Mais il avait résisté à la vision pour au moins parvenir jusqu’au téléphone. Il avait appelé la police. Parce que c’était normal. Parce qu’il n’avait rien trouvé d’autre à faire. Qu’aurait-il bien pu faire de toute façon ? Qu’aurait-il pu faire d’autre ?

Hadrien se força à allumer une cigarette en y repensant. Ca le hantait. Fatalement, il ne parvenait plus à chasser les dernières images de sa mémoire. Les images d’un homme mort allongé sur son lit. Baignant dans son sang. L’image d’un porc que l’alcool avait rendu luisant et répugnant de graisse avec les années et dont on avait charcuté le corps de part en part. Hadrien avait dû parvenir à retrouver les intestins ou l’estomac dans ce dédale de boyaux qui pourrissaient à l’air. Peut-être même le foi et la rate. Le saurait-il exactement un jour ? Il s’était senti complètement vidé à ce moment. Privé de son oxygène car il avait cessé de respirer. Il avait oublié comment faire. L’un des policiers qui avait fait le chemin jusqu’à son auberge l’avait retrouvé derrière son bar, amorphe. Oui, Hadrien s’était senti au plus mal dans sa tête. Le policier lui avait fait comprendre qu’il était choqué. C’était normal. Choqué. Ce mot avait sonné en lui comme le glas lui révélant ce à quoi il avait dû assister. Quel témoin fabuleux il était devenu. Il allait devoir les aider à reconstituer la scène. Il allait être forcé de se souvenirs des derniers évènements qu’il lui tardait chaque nuit d’oublier lorsqu’il rejoignait les songes en toute tranquillité.

A présent qu’il était enfin parvenu à retrouver un temps soi peu de calme intérieur, il vit un expert se diriger vers lui. Dans son costume de travail habituel. Il n’avait pas enfilé de gants comme ses collègues. Cela fit savoir à Hadrien qu’il n’était pas qu’un indice. Il resterait encore un être humain. On ne le verrait pas comme une vulgaire pièce à conviction.

-         Monsieur Willems ?

Hadrien s’intéressa à celui qui s’adressait à lui. Un homme jeune. Un homme qui avait déjà vu tant de morts alors qu’il ne devait même pas encore avoir trente ans. Hadrien s’en offusqua mais n’en laissa rien voir.

-         Je suis expert en criminologie. J’aurais quelques questions à vous poser si vous le permettez.

-         Bien entendu.

Hadrien s’était assis sur un vieux banc abandonné qui avait jadis joué son rôle dans ce qui devait ressemblait à une devanture bien plus noble que celle que son auberge laissait paraître actuellement. La peinture était écaillée en plus d’un endroit, mais l’expert n’hésita pas à s’y installer pour éviter de le mettre mal à l’aise. Pour ne pas qu’il pense qu’il voulait se montrer supérieur. Hadrien pouvait être naïf, mais il n’y aurait jamais pensé.

L’expert se racla la gorge avant d’entamer les hostilités.

-         Où étiez-vous la nuit du meurtre vers trois heures du matin ?

-         Dans mon auberge.

-         Vous continuiez à recevoir de la clientèle ?

-         Non. J’avais fermé depuis une bonne heure. A vrai dire, je me trouvais déjà dans la chambre que j’occupe au quotidien.

-         Où est-elle située ?

-         Au second étage. Au fond du couloir.

Un étage en dessous de celle de la victime, pensa Hadrien. L’expert fronça légèrement les sourcils, mais il ne préférait pas y chercher une quelconque explication. Il arrivait que certaines personnes soient envahies de tics en tout genre.

-         Avez-vous entendus des bruits suspects ou repéré l’un ou l’autre mouvement à ce moment ?

Il prit le temps de réfléchir calmement.

-         Non. Je ne crois pas en tout cas. L’auberge est vieille et le bois craque constamment. Difficile de faire une quelconque différence. Mais si j’avais senti que quelque chose n’était pas habituelle, je me serais certainement levé.

-         Donc, vous n’avez rien entendu de suspect ?

-         Rien.

L’homme reprit une position plus convenable sur le banc, se redressant pour maintenir son dos droit. Hadrien espérait que l’interrogatoire se terminerait au plus vite. Car il y avait dans les yeux de l’homme en face de lui une étincelle de vie qui ne lui plaisait pas. Un sentiment de perfectionnisme qui mettait particulièrement mal à l’aise Hadrien. Ca lui donnait l’impression d’être jugé. Ca faisait ressortir ses défauts. A lui qui ne se reprochait jamais rien d’ordinaire. A lui qui était constamment détendu.

-         Comment décrieriez-vous l’ambiance de votre auberge tout au long de la soirée et en début de nuit ? reprit l’homme avec sérieux.

-         Je dirais… habituelle.

Etait-ce le mot qui convenait ? Son hésitation n’avait pas dû paraître inaperçue aux yeux de celui qui continuait à lui poser question sur question. Hadrien se savait d’ailleurs incertain sur ce point. Car il y avait ce détail qui le tourmentait depuis quelque temps. Un secret inavouable.

-         Habituelle ? Répéta l’expert. Expliquez-vous un peu mieux s’il vous plait. J’ai besoin du maximum de détails que vous voudrez bien me donner pour mener à bien l’enquête sur le meurtre d’un homme.

-         Le meurtre d’un homme…

Hadrien se sentit évasif à ce simple rappel.

-         Cela s’est passé dans votre auberge, je suis forcé d’insister.

-         Je comprends. Eh bien, je suis malheureusement forcé de répondre que plus d’un alcoolique viennent se désaltérer le soir. Souvent ils sont forcés de louer une chambre pour la nuit étant trop soûl pour rentrer seuls dans ces conditions.

-         Donc, vous affirmez que le client retrouvé mort dans votre auberge faisait partie de ces alcooliques ?

-         Oui. C’était la raison qui faisait qu’il passait la nuit dans mon auberge.

-         Cela arrivait souvent ?

-         Environ deux à trois fois par semaine. Il s’agissait d’un habitué.

Hadrien remarqua seulement qu’il était enregistré depuis le début de la conversation. Tout comme l’expert prenait des notes de temps à autres. Etait-il choqué au point de ne le remarquer que maintenant ? Hadrien s’inquiétait de son état actuel. Tout comme il se faisait du souci de savoir chacun de ses mots retranscris sur une cassette. Vraiment, la technologie prenait de plus en plus un tournant décisif. Difficile d’en prendre réellement conscience quand on n’avait bâti sa vie enfermé dans son auberge. Depuis combien de temps servait-il des bières aux clients ?

-         Y a-t-il eu un client qui vous a semblé plus suspect qu’à l’habitude peu avant le meurtre ?

Des clients suspects, il y en avait des tas. Des clients qui riaient. Des clients qui parlaient vulgairement. Et d’autres qui se soûlaient à en perdre l’équilibre. Mais il y avait en effet eu deux clients particuliers ce soir-là. Deux frères qui avaient marqué son esprit. Hadrien cligna plusieurs fois des yeux et se demanda s’il devait en parler. L’un de ces deux types lui avait semblé suffisamment sympathique et de bonne foie pour qu’il puisse l’imaginer commettre une telle infamie. Cet homme qui avait pris la peine de lui confier les malheurs de son frère ne se salirait pas les mains. Il n’était pas un tueur sanguinaire.

-         Non. Pas que je sache, répondit Hadrien.

-         En êtes-vous certain ? N’avez-vous pas omis des détails ? C’est important.

-         J’en suis certain.

Son ton parut un instant vacillant, Hadrien s’en voulut de ne pas paraître plus confiant en ce qu’il affirmait.

-         Rassurez-vous, rien de ce que vous venez de dire ne sera retenu contre vous.

Ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus.

-         Ne devrais-je pas être considéré comme le premier suspect vu que je suis celui qui a découvert le cadavre ?

-         Ce sont les principes de l’enquête qui veulent cela.

-         Est-ce que vous allez me demander de vous suivre ?

-         Non. Vous ne semblez pas être en état de subir un quelconque interrogatoire plus poussé. De plus, nous devons obtenir davantage d’informations avant de pouvoir nous prononcer. Nous vous contacterons s’il y a besoin.

Hadrien commençait à se demander si les experts considéraient le respect des règles comme il se devait. Il n’avait jamais eu affaire avec la justice. Il tenait même la police sous un bon avis. Mais lorsque certains évènements poussaient les experts à enquêter, il lui arrivait d’avoir les idées arrêtées. Il n’aurait su se l’expliquer, il n’aimait pas leurs méthodes. Peut-être n’était-ce autre que sa naïveté qui le poussait à penser de la sorte.

Quand il vit l’homme presser le bouton stop de son magnétophone, Hadrien s’en sentit soulagé. Instinctivement.

-         Si vous sentez que ce qu’il s’est passé vous pèse ou si vous avez simplement besoin d’en parler, nous pouvons mettre un psychologue à votre disposition.

Hadrien tiqua. Semblait-il aller si mal ?

-         Je pense pouvoir tenir le coup, dit-il sans grande conviction.

-         Très bien. Dans ce cas, nous vous joindrons sans aucun doute pour de plus amples détails. Juste le temps que l’enquête soit plus avancée.

Il ne répondit pas. Il le regarda juste s’éloigner, et il profita de la tranquillité qui lui était à nouveau rendue. Ca faisait du bien. Ca faisait un bien fou de retrouver cette solitude qu’il espérait ne plus voir perturbée.

Hadrien n’avait pas spécialement envie de bouger de son banc. La force autant que le courage lui manquaient. Tandis qu’il observait les entrées et sorties incessantes dans son auberge, il ne pu s’empêcher de comparer l’image qui lui était exposée à un nid de fourmis. Des fourmis qu’il espérait bientôt voir faire une pause. Mais les fourmis ne faisaient jamais de pause. Elles ne s’arrêtaient jamais de travailler. Pour les autres fourmis. C’était pareil avec les experts. Ils continueraient à chercher des preuves jusqu’à trouver un coupable. Pour la société. Pour les autres hommes. Pour ne pas qu’un second meurtre voit le jour. Car c’était bien un homme qui était mort. Et c’était toujours important quand quelqu’un mourrait.

Ses doigts se comprimèrent sur la peinture écaillée du banc. Il occupa les minutes qui suivirent à la gratter de ses ongles. Par automatisme. Dans le but de ne pas céder à l’appel de ses nerfs qui menaçaient finalement de lâcher bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Hadrien devenait de plus en plus anxieux. L’effet du choc, pensa-t-il. C’est l’effet du choc. Il avait déjà entendu dire que certaines personnes s’étant retrouvées dans un cas semblable au sien subissaient le contrecoup plus tardivement, et qu’il arrivait même parfois que d’autres tentent de tout refouler. Hadrien ne voulait pas être victime du même type d’effet. Il jugeait que c’était un peu trop malsain pour qu’il le tolère.

Lorsqu’il leva la tête, le ciel menaçait de se déchaîner à son tour. Il faisait gris. Sombre. Et pourtant, il n’avait toujours pas envie de bouger. Il préférait attendre. Attendre que tout redevienne calme. Que l’auberge qu’il avait connu autrefois revienne à lui. Mais il avait conscience qu’il attendrait alors indéfiniment. Quand un meurtre avait lieu quelque part, c’était mauvais signe. Les gens craignaient ensuite les lieux. On les comparait à une vieille malédiction. Hadrien allait perdre de la clientèle. C’était une certitude qu’il allait devoir lamentablement accepter en dépit de sa naïveté. Car sa naïveté ne lui masquerait pas la réalité. Pas aujourd’hui.

Alors qu’il tentait de se vider la tête pour de bon, une présence s’approcha de lui. Une de plus. Mais cette fois, elle était accompagnée d’un parfum de fleur. De pivoine. C’était si écoeurant qu’il n’eut aucun mal à se redresser convenablement sur le banc pour reconnaître à qui appartenait ce parfum. Combien de fois ne lui avait-il pas dit d’en changer ?

-         Je ne t’ai jamais vu aussi contrarié.

Hadrien lui fit face. Aude. Une jeune anglaise de la vingtaine qui l’aidait parfois à ranger son bar la journée. Du moins quand elle était de passage. Il n’avait plus revu Aude depuis plusieurs semaines. Et maintenant qu’elle revenait dans la région, c’était au mauvais moment. D’ailleurs les traits de son visage fin ne trahissaient pas sa curiosité. Elle ne s’assit pas. Ce banc était vieux et sale. C’était ainsi que Aude devait le juger contrairement à lui. En aucun cas elle ne salirait son bel ensemble en lin clair. Pas plus qu’elle ne prendrait le risque d’accrocher sa longue chevelure d’ébène. Aude était une jeune femme bien trop fière de sa personne. Hadrien ne lui en voulait pas. Il la connaissait depuis de trop longues années pour lui en vouloir.

-         Tu veux bien m’expliquer ce qu’il s’est passé ici ? Dit-elle. Qui sont tous ces hommes ?

-         Je croyais que c’était pourtant clair.

-         Je préfère entendre la vérité de ta bouche. Je ne fais pas confiance à ces gens-là.

Ces grands yeux les désignèrent avec méfiance. Ce que Hadrien pouvait aimer Aude ! Elle partageait généralement la plupart de ses opinions. Comme lui, elle ne supportait qu’à faible dose la présence d’experts dans cette auberge qui lui était semblable à un second chez soi.

-         Un cadavre a été retrouvé dans l’une des chambres de l’auberge, dit Hadrien.

-         Ca devait arriver.

-         Tu es dure.

-         Non, j’ai raison. Et tu le sais aussi bien que moi. Voyons, Hadrien, tu ne croyais quand même pas pouvoir continuer à maintenir la même ambiance tous les soirs ? A la longue, les alcooliques deviennent dangereux.

Hadrien ne doutait pas des dires de Aude. Elle avait beau être plus jeune que lui, elle savait sans conteste de quoi elle parlait. Durant son enfance, elle avait vécu chez des parents alcooliques. Des parents qui se maudissaient. Se mettaient à crier. Et finissaient par se frapper dessus. Pas étonnant qu’elle ait un avis tout fait concernant ces spécimens. Des spécimens qui sentaient la bière à plein nez.

-         J’ai toujours dit que ta naïveté te perdrait, ajouta-t-elle sans attendre.

C’était ce qu’il avait sous-entendu lui aussi ce soir-là. Aude s’était néanmoins montrée bien plus directe à une autre époque. Plus lointaine. A l’ouverture de son auberge il y avait de cela quelques années. Exactement six ans.

-         Tu l’as bien dit. Mais je n’avais pas envie de t’écouter. Faire ses propres expériences, il n’y a que ça de vrai.

-         Sauf quand elles vous font connaître l’enfer des experts. Tu vas faire quoi maintenant ?

-         Je ne sais pas. Je ne peux pas me permettre de rouvrir le bar dans les jours qui viennent. En fait, j’imagine que je vais perdre des clients avec toute cette affaire. Et puis…

Il prit cette expression ennuyée qui lui était si familière quand il était en plein questionnement intérieur. Aude n’aimerait pas ce qui allait suivre. Elle n’aimerait pas apprendre qu’il voyait désormais d’autres possibilités dans sa vie à venir. Qu’il envisageait un futur plus enviable que simple barman dans une auberge chancelante.

-         Tu n’y penses tout de même pas, Hadrien ? S’affola-t-elle.

-         J’avoue que j’y songe depuis un moment. Là, c’est comme si l’occasion se présentait à moi. Il a fallut cet évènement pour que je m’en rende compte.

-         Mais cette auberge, tu disais que c’était toute ta vie.

-         C’était au début.

-         Et maintenant ?

-         Maintenant, je me rends compte que je n’ai pas forcément envie de servir des bières toute ma vie.

Aude se décida à s’asseoir. La nouvelle lui avait fait l’effet d’une collision. Tant pis si elle salissait son bel ensemble neuf. Il y avait brusquement plus important. Hadrien la regarda prendre ses aises à côtés de lui, même s’il devinait que tout en elle devait être semblable à un tourbillon. Une agitation inhabituelle.

-         Je ne te demande pas de quitter l’auberge toi aussi, s’empressa-t-il de la rassurer.

-         Tu ne comptes donc pas la fermer ?

-         Je compte t’en confier les clés. Trouve du personnel s’il le faut, mais cette auberge, je ne l’abandonne pas entièrement. Pas entre de mauvaises mains en tout cas.

-         Je ne serai pas toujours là. Et comme tu l’as dit, les clients risquent de fuir le coin après ce qu’il s’y est passé. De plus, si tu n’es plus là, ce n’est pas pareil.

-         Dans ce cas, je n’en suis que plus rassuré.

-         Comment tu pourrais être plus rassuré ?

Hadrien sourit, découvrant un large rangée de dents droites.

-         Personne n’aurait à l’idée de venir cambrioler une auberge hantée par le meurtre d’un homme, dit-il.

-         Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, Hadrien.

-         Pourtant, tu sais que j’ai raison. Cette auberge n’a plus lieu d’exister. Et comme tu n’es pas une trouillarde, je sais que tu pourras t’y installer en toute tranquillité quand tu seras dans le coin. Sans compter que le loyer a été payé à l’avance.

-         Tu prévois vraiment tout.

-         Tout.

Par Azalea - Publié dans : Nuits éternelles - Communauté : Lawful Drug
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