Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 12:13

Partie 3

Le soir se manifesta plus rapidement qu’ils ne l’auraient cru, et Elea n’était toujours pas rentrée. Terry se laissa tomber aux côtés de son petit ami. S’allongeant à même l’herbe. Il n’avait que faire de ce qui l’entourait.

-         Plutôt pas mal ce ciel, fit-il remarquer. Tu as vu toutes ces étoiles ?

-         C’est parce qu’on arrive doucement en septembre.

-         La période des dernières étoiles filantes si je me souviens bien ?

-         Oui

Elea n’était pas là. Seul le ciel serait le témoin de ce qui allait suivre. Car quoi qu’il en dise, il y avait cette idée qui n’avait plus quitté son esprit depuis qu’il en avait fait part à Ludovic. Il avait eu le temps d’y réfléchir depuis tout le temps. Il se demandait même si celui-ci s’en rappelait encore. S’il avait n’avait pas oublié ses paroles juste avant qu’Elea ne les surprenne tous les deux. Il se le demandait vraiment. Quelque part, il le redoutait énormément. S’il s’en souvenait, que ferait-il ? Serait-il capable d’assumer jusqu’au bout ? Car c’était bien de ça qu’il s’agissait. Terry n’avait pas oublié ce qu’il avait confié à Ludovic. La demande qu’il lui avait faite. Il lui avait demandé s’il était d’accord pour lui faire l’amour. Il l’avait même prié d’être doux avec lui. Et si Ludovic avait oublié ? Et s’il ne se sentait plus prêt ? Il ne le serait de toute façon peut-être jamais avant d’avoir tenté sa chance. Finalement, lui aussi avait envie de connaître l’expérience de tout jeune de son âge. Lui aussi voulait savoir ce que ça faisait lorsque la personne était celle que l’on aimait. Lorsque c’était fait avec amour et non avec brutalité. Mais ça ne l’empêchait en rien de rester marqué par cette douleur intense qu’il avait déjà ressenti par le passé. Ca ne l’empêchait pas d’avoir peur par rapport à tout ce qu’une telle décision impliquait. Faire confiance à Ludovic. Lui faire confiance et se donner à lui. Pour de vrai.

-         A quoi tu penses, Terry ?

Il revint brutalement à la réalité, constatant que Ludovic était penché au-dessus de lui et qu’il ne l’avait même pas remarqué. Il n’avait même pas dû l’entendre l’appeler tout de suite, trop absorbé par ses pensées.

-         A certaines choses, répondit-il.

Etrangement, il n’avait pas vraiment envie d’en parler. Ou peut-être ne trouvait-il simplement pas les bons mots. Ceux qui auraient fait comprendre à Ludovic ce qu’il y avait à comprendre. Ceux qui lui auraient fait savoir qu’il ne lui était pas forcément facile d’en parler. Mais Ludovic ne semblait pas avoir envie de le lâcher quant à ce qu’il lui cachait. Il le connaissait trop bien. Il se coucha sur lui, l’empêchant de faire le moindre geste qui puisse lui donner la possibilité de fuir.

-         Tu es pris au piège. Inutile de tenter de m’échapper !

Terry ricana au faux ton sévère qu’il avait pris. C’était à la fois tellement si peu commun et si peu réussi que ce n’en n’était que plus risible. Hilarant.

-         C’est bon, je me rends ! S’exclama-t-il en se prêtant au jeu.

-         Alors dis-moi… A quoi tu pensais ?

-         C’est plutôt difficile à dire.

-         Dis toujours. On avisera ensuite. Et puis, tu peux tout me confier.

Il s’humidifia les lèvres avant de se lancer. A quoi bon tenter de cacher la vérité ? Ludovic finirait tôt ou tard par le deviner, ou bien simplement par se souvenir. S’il avait seulement oublié !

-         Avant qu’Elea ne nous surprenne, tu te souviens de ce que je t’avais dit ? Se lança-t-il.

A ces mots, Ludovic se souleva légèrement de lui, prenant appui sur ses coudes. Aucune hésitation, aucun doute, ne sembla parcourir son visage.

-         Je n’ai pas oublié. En fait, j’attendais surtout que tu relances le sujet par toi-même. Il faut dire que nous avons été pris au dépourvu ce jour-là. Et je ne voulais pas te troubler en en reparlant précipitamment.

-         Je n’osais pas non plus t’en reparler. J’avais peur que ce soit trop tôt pour relancer le sujet.

-         Ce ne sera jamais trop tôt pour moi. Mais toi ?

-         Moi…

Terry se mit à réfléchir une nouvelle fois. Bien que ses pensées ne tournent toujours qu’autour d’un seul et même sentiment. D’un seul et même pressentiment.

-         Moi, je crois que j’ai envie d’essayer. Par contre, je ne te cache pas que j’ai toujours autant peur.

-         Je m’inquiéterais si ce n’était pas le cas. Tu sais, moi aussi j’ai un peu peur. Moins que toi, c’est vrai. Mais pour tout te dire, c’est nouveau pour moi. J’ai pu me renseigner sur comment ça se faisait entre garçons. J’ai déjà eu des échos. Mais jamais je n’ai pensé me retrouver moi-même dans cette situation.

Entre temps, Ludovic s’était redressé, attirant Terry à en faire de même. A présent à genoux, ils se faisaient face. Terry pu rapidement sentir une main chaude lui caresser la joue avec tendresse. Il se surprit alors à fermer les yeux pour ensuite les rouvrir afin d’écouter ce que Ludovic avait à dire.

-         Tu sais, je ne ferai jamais rien contre toi. Si tu veux que nous le fassions, je ne reviendrai pas sur ma promesse. Je t’ai dit que je serai doux et je ferai tout mon possible pour l’être.

-         Je le sais. Et c’est ce que je veux. Je veux que ce soit toi. Je veux que tu me prouves que ça peut être différent de ce qu’il m’a fait connaître contre mon gré.

-         Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux ? Je veux que tu sois sûr de toi, Terry. Je ne veux te forcer à rien.

-         C’est moi qui le veux, Ludovic. Je t’aime.

Comme pour prouver ses dires, Terry se pencha en avant pour effleurer ses lèvres. Pour l’embrasser. Il ne voulait pas que Ludovic croie qu’il manquait de sincérité dans ce qu’il lui demandait. Il avait peur, c’était vrai, mais pas au point de faire marche arrière. Plus maintenant. Il voulait lui prouver qu’il l’aimait. Suffisamment pour se rallonger et passer ses bras autour de son cou. Pour l’attirer à lui. Ludovic comprit alors que ce n’était pas seulement son corps que lui offrait Terry. C’était aussi son cœur. Un cœur qui avait été mutilé à maintes reprises par le passé. Il n’avait pas droit à l’erreur. Il n’avait pas le droit de rater sa chance. Ce moment devait être beau. Ce moment devait leur être magique à tous les deux.

Ils commencèrent d’abord à se redécouvrir mutuellement. S’imprégnant des baisers de l’autre. Goûtant aux lèvres de l’autre sans aucune limite. Sans aucune règle. Il ne devait pas y en avoir. S’il le fallait, Ludovic était prêt à l’embrasser autant de fois, autant de temps qu’il le faudrait, si cela pouvait pleinement le mettre à son aise. Car il en avait conscience. Le garçon sous lui devait être mort de peur. Quoi de plus normal quand on avait connaissance de ce qu’avait représenté pour lui l’acte sexuel ? Ce pendant de nombreuses années.

-         Je peux m’arrêter quand tu le désires.

-         Je veux aller jusqu’au bout. Je ne veux pas me dégonfler maintenant.

-         Pourquoi ?

-         Parce que quand on choisit la facilité une fois, on n’a plus le courage de rien.

-         Je peux te déshabiller ?

Terry lui en donna l’autorisation avec cette même peur au fond du regard. Une peur qu’il tentait tant bien que mal de maîtriser. Alors, avec toute la douceur qu’il lui était possible de mettre en chacun de ses gestes, Ludovic le débarrassa peu à peu de ses vêtements. Guettant la moindre de ses expressions. Il lui demanda un moment de lever les bras. Terry, torse nu, il voulut s’attaquer à son pantalon. Bien entendu, le jeune homme fut un peu plus réticent. Un peu plus apeuré. Et il dû le rassurer d’un Ca va aller pour pouvoir poursuivre. Pour pouvoir le retrouver en sous-vêtement devant lui.

-         Tu veux que je me déshabille, moi aussi ? Demanda Ludovic. Ca doit te mettre mal à l’aise d’être le seul à ne plus porter de vêtements.

-         Oui.

Il s’exécuta tout en se redressant sur lui, et fut brusquement surpris de sentir Terry tenter de passer ses mains sous son t-shirt pour le lui enlever. Sans pourtant y parvenir. Comprenant la frustration qu’il devait ressentir, il glissa ses mains sur les siennes, le forçant à ne pas abandonner. A ne pas se décourager. Une telle initiative lui plaisait. Il n’était pas question qu’il ne continue pas ce qu’il avait entrepris. Confiant, Terry se laissa faire. Il le laissa lui-même guider ses mains sous le tissu. Ses doigts pouvaient caresser la peau chaude de Ludovic. S’en imprégner. Quelque part, il réalisait seulement qu’il voulait posséder cette chaleur. Pour de vrai. Lorsque Ludovic fut enfin débarrassé de son t-shirt tout comme lui l’avait précédemment été, il réalisa combien son petit ami était beau. Combien il avait eu envie de le découvrir un peu plus. Combien il le désirait encore davantage. Plus profondément. Ce fut rouge de honte qu’il détourna la tête, se surprenant à avoir ce genre de pensées. Mais Ludovic lui interdit de regarder ailleurs.

-         Tu peux poser les yeux sur moi, Terry. Il n’y a que toi qui en ais le droit. Et puis, tu m’as déjà vu torse nu en Espagne.

-         Ce n’est pas pareil.

-         Ce n’est pas pareil parce que je n’appartiens qu’à toi. Tu as tous les droits à l’instant. Tu en es conscient ?

-         Oui.

-         Alors continuons.

Cette fois, il libéra les mains de Terry pour s’attaquer à son pantalon. Pantalon qu’il retira rapidement, laissant entrevoir la bosse qui était déjà bien présente à travers son boxer. Terry déglutit tandis que Ludovic passait une main dans son dos et les rallongeait tous les deux. L’herbe caressait son dos nu. Mais plus que tout, il pouvait amplement sentir chaque partie de l’anatomie de Ludovic contre la sienne. Qu’il s’agisse de ses épaules, de son torse ou de son entrejambes. Quelque part, il commençait doucement à perdre le contrôle de ses frayeurs. Cependant pas suffisamment pour tout arrêter. Il n’en avait aucune envie. Parce qu’il y avait aussi cette espèce de chaleur qui s’insinuait en lui. Cette chaleur qui menaçait d’exploser en lui à tout moment. Comme un volcan qui s’apprêtait à entrer en irruption.

-         Est-ce que je peux te toucher ? Lui demanda Ludovic.

Et une nouvelle fois, il accepta. Il accepta de laisser le bon soin à son petit ami de le guider. Car lui-même avait peur. Lui-même était perdu. Mais au fond, il savait que Ludovic ne faisait que suivre le libre cours de son instinct. Tout en lui prêtant un œil attentif.

Terry sentit une main lui caresser le cou. Passer sur ses clavicules. S’insinuer sur son torse. Puis sur son ventre. Il eut un frisson, bien vite oublié par les lèvres de Ludovic qui retracèrent le même chemin. Des lèvres qui le forçaient à considérer que les sensations qu’il commençait lentement à ressentir n’étaient pas si désagréables. Il n’avait encore jamais ressenti ça. Pourtant, son cœur cessa de battre lorsque des doigts passèrent sous l’élastique de son slip. Lorsqu’il les sentit s’aventurer au début de sa toison pubienne. Il crut à l’arrêt cardiaque lorsqu’il réalisa pour de bon que ce seul morceau de tissu qu’il lui restait venait d’être ôté. Que ressentait-il au juste maintenant qu’il était complètement nu sous Ludovic ? Il ne comprenait pas comment un début d’érection pouvait naître en lui alors qu’il était étrangement mort de peur. Davantage quand Ludovic se débarrassa lui aussi du dernier vêtement qu’il possédait. Il ancra d’ailleurs son regard au sien tandis qu’il se dénudait à son tour pour de bon. Terry ne pu alors s’empêcher de laisser ses yeux vagabonder jusqu’à la virilité de son compagnon. Il ne pu s’empêcher de se sentir effrayé. De revoir en flash les images de son père prêt à le pénétrer. De ce membre de chair qui lui avait tant de fois fait mal. Qu’il avait tant de fois redouté. Tandis que Ludovic se rallongeait de nouveau sur lui, il avait envie d’hurler de panique. Au lieu de ça, il libéra simplement quelques larmes d’inquiétude. Comme si une alarme lui sonnait un danger imminent. Ludovic remarqua bien vite son état.

-         Eh, ça ne va pas ?

-         Ca me rappelle lui.

-         Qu’est-ce qui te fait si peur ?

Devant le silence du jeune homme, Ludovic comprit sans qu’il n’y ait besoin de mots. Il émit juste un son inaudible, resté bloqué au fond de sa gorge, avant de se reprendre.

-         Tu veux qu’on s’arrête là ? Il est encore temps.

-         Non.

-         Terry, je ne veux pas te forcer.

-         Je ne veux pas non plus arrêter. C’est juste que ça va trop vite.

-         Alors on va ralentir le rythme, d’accord ?

-         D’accord.

-         Je suis prêt à prendre tout le temps dont tu auras besoin pourvu que tu aimes ça aussi. Mais retiens bien que je suis différent de lui. Laisse-toi aller. Tu verras, ça se passera bien.

Ludovic patienta un peu, le temps que Terry sèche ses larmes. Quand il sentit qu’ils pourraient reprendre là où ils s’étaient arrêtés, il prit la décision de s’attarder sur quelques baisers, faisant ainsi bien comprendre à Terry que ce qui allait suivre se ferait uniquement par amour et non pour satisfaire le plaisir d’une seule personne. Ce ne fut que lorsqu’il le sentit se détendre qu’il reprit ses caresses. S’attardant sur son torse, il recouvrit de ses lèvres chaque parcelle de cette peau aussi blanche que douce. Il s’attardait sur la finesse du corps de Terry. Il pouvait sentir que celui-ci n’avait pas encore repris tout le poids qui lui convenait, mais il aimait à sentir ses os sous sa langue. Comme si ça lui permettait de ressentir un peu plus ce qui rendait Terry vivant. Ce qui faisait de lui un être de chair et de sang. Ce qui lui prouvait qu’il était bel et bien vivant sous sa bouche.

Il décida que peut-être, il serait tant d’aller plus loin. Il laissa une main descendre petit à petit plus bas. Toujours plus bas, avisant le visage de Terry. Ses yeux. Ce qu’il ressentait. Le jeune homme se contenta de le laisser faire. Il avait l’air d’aller mieux. Même s’il restait un peu stressé, il se laissait faire. Ludovic devina le plaisir qui commençait à se propager en lui quand il sentit, après quelques caresses, son sexe se durcir dans sa main. Courageux, Terry lui faisait confiance. Ludovic l’embrassa afin de le maintenir rassuré.

-         Continue, lui dit-il alors lorsqu’il libérait ses lèvres.

-         Tu es sûr ?

-         Oui.

Ludovic se dégagea légèrement de Terry pour pouvoir agir un peu plus à sa guise. Après quelques mouvements de va-et-vient qu’il appliquait sur le membre toujours prisonnier de sa main, il comprit que ce qui allait suivre serait peut-être un peu moins agréable. Tout du moins au départ. Une voix lui hurlait de préparer Terry. Il était loin d’être expérimenté, mais les lois de la science lui indiquaient qu’ils n’étaient pas physiquement conçus pour ce qui devait indéniablement suivre dans tout acte sexuel entre garçons.

-         Je risque de te faire un peu mal, préféra-t-il prévenir.

Un regard paniqué lui répondit instantanément.

-         Rassure-toi, pas comme il t’a fait mal, s’empressa-t-il d’ajouter.

-         Alors va y. Je suis prêt. Du moins je crois… je t’aime assez pour qu’on aille jusqu’au bout.

-         Moi aussi je t’aime.

Ludovic l’embrassa une nouvelle fois pour ensuite humidifier ses propres doigts et les présenter à l’entrée de l’intimité de Terry. Il n’avait idée de ce qu’il faisait. Quelques mois auparavant, il n’aurait jamais osé imaginer ce qu’il s’apprêtait à faire. Et pourtant, il chercha cet endroit par lequel, il espérait donner du plaisir à Terry. Hésitant, il en caressa un peu l’entrée avant de se laisser aller à le pénétrer. Il sentit immédiatement Terry se cambrer de douleur.

-         Ca fait mal, émit-il.

-         Pardonne-moi. C’est juste le début. Ca va passer, je te le promets.

Le concerné consentit à le croire car il cessa de bouger pendant plusieurs minutes. Son regard s’était ancré dans l’image de cette lune qui semblait les regarder. Elle garderait sans aucun doute le secret de leurs émotions partagées. Celles de la peur, de la douleur, mais aussi du plaisir qui commençait peu à peu à prendre possession de lui. Terry ne parvenait même pas à croire que c’était possible.

Ludovic continua à le préparer à ce qui allait suivre. A ce qu’il craignait le plus. Terry le remerciait pour ses mots doux. Pour la patience dont il faisait preuve. Quand ils comprirent tout deux que le plus sérieux était à venir, il passa ses bras autour de son cou, signe qu’il aurait besoin de tout le soutien inimaginable. De tout ce dont il pourrait tirer de son petit ami. Il avait besoin de lui. Ludovic le regarda. Envisagea la multitude de sentiments qui se mêlaient en lui. Il attendait certainement un accord de sa part.

-         Fais-le, dit Terry.

Loin d’être capable de se retenir plus longtemps, il se glissa d’abord doucement en lui. Terry crispa ses mains dans son dos. Ressentirait-il davantage de plaisir après la douleur ? Il commençait sérieusement à en douter. Mais la présence de Ludovic le rassurait. C’était un fait. Quand il entra complètement en lui, il eut vite fait de lui demander comment il se sentait.

-         Attends un peu, le pria-t-il.

-         Ne t’inquiète pas. Tout le temps que tu voudras.

Il avait besoin de temps pour s’habituer à cette intrusion en lui. Contrairement à leur père, Ludovic était doux. Il lui laissait du temps. Il ne le brusquait pas. Il ne le brusquerait jamais. Terry réalisait enfin ce qu’il y avait à réaliser. Il avait envie d’aller jusqu’au bout. De savoir ce que ressentaient deux personnes qui s’aimaient aussi profondément. Il avait envie de savoir ce qu’il éprouverait en se sachant aimé par Ludovic. Quand il donna son autorisation à celui-ci pour qu’il bouge en lui, il le vit lui sourire. Il se surprit même à gémir au fur et à mesure que la cadence s’accélérait.

-         Ca va ? Parvint à lui demander Ludovic entre deux halètements.

-         Continue…

Terry le serra fort contre lui. Se crispant contre l’être aimé. Ne faisant plus qu’un avec lui. Il n’avait de cesse de se répéter les mêmes mots. Ma première fois avec celui que j’aime. Car il aimait à se le dire. Il ne voulait plus s’imprégner que de cette sensation qui lui faisait tant de bien. De ce plaisir qui coulait dans ses veines et qui provenait de chacun des mouvements de Ludovic. Quand enfin il se libéra en lui, Terry ne pu qu’en faire de même. Toute peur avait disparu de lui. L’inquiétude avait laissé la place à un intense sentiment de satisfaction comme à un épuisement bien présent. Ludovic se retira alors de lui, manquant de l’écraser sous son poids. Mais il se renversa sur le côté, admirant tout comme lui le ciel obscur. Ce même ciel sous lequel ils avaient fait plus ample connaissance, et sous lequel ils venaient d’approfondir leur relation. Il prit sa main dans la sienne.

-         Est-ce que tu as aimé ? Lui demanda-t-il.

Il avait la respiration courte. Tout comme lui. Terry garda le silence pendant plusieurs secondes. Juste le temps de se remettre de ce qui venait de se passer. Juste pour savourer ces instants. Un seul mot lui vint à l’esprit pour lui faire partager tout ce qu’il ressentait à présent.

-         Merci.

Il était reconnaissant. Reconnaissant et heureux. Ludovic se tourna juste sur lui pour embrasser une dernière fois ses lèvres.

-         On devrait aller prendre une douche et se rhabiller. Avant qu’elle ne revienne…

Il le lui accordait. Même s’ils étaient cachés par les hautes plantes du jardin, rien ne servait de tenter le diable. Elea avait déjà du mal à se faire à l’idée de leur homosexualité, même si elle l’acceptait. Inutile de lui en rajouter inutilement. Terry se releva à la suite de Ludovic sans pour autant effacer ce sourire qui ornait ses lèvres.

Par Azalea - Publié dans : Frères de coeur
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